S'il existe un argument en physique mathématique qui laisse sans voix même les esprits les plus sceptiques, c'est bien celui de l'entropie initiale de notre cosmos. Ce n'est pas une spéculation philosophique, mais le résultat d'un calcul rigoureux mené par l'un des plus grands mathématiciens et physiciens de notre époque : Sir Roger Penrose, prix Nobel de physique.
1. La deuxième loi de la thermodynamique et la flèche du temps
Tout dans la nature tend spontanément vers le désordre : une tasse de café refroidit, un château de sable s'effondre sous le vent, les étoiles brûlent leur hydrogène et la poussière se disperse. C'est le principe fondamental de l'entropie croissante.
Par conséquent, plus on remonte dans le passé vers l'instant zéro du Big Bang, plus l'entropie devait être basse et le degré d'ordre et de précision devait être gigantesque.
« Pour produire un univers ressemblant au nôtre, le Créateur a dû viser un volume de l'espace des phases d'à peine 1 part pour 10^(10^123). C'est une précision extraordinaire. » — Sir Roger Penrose, The Emperor's New Mind
2. Visualiser le nombre 10^(10^123)
Ce nombre est tellement colossal qu'il défie l'imagination humaine :
- Le nombre total d'atomes dans tout l'univers observable est estimé à environ 1080.
- Si vous preniez chaque proton, chaque neutron et chaque électron de tout l'univers et écriviez un zéro sur chacun d'eux, vous seriez infiniment loin d'avoir assez d'encre pour écrire tous les zéros de ce chiffre !
3. La conclusion inéluctable
Parler de « coup de chance » ou de « coïncidence » devant un chiffre pareil n'a plus aucun sens scientifique ou rationnel. Quand une aiguille vise une cible avec une précision de 1 sur 1010123, cela ne relève pas de la loterie cosmique : c'est la démonstration mathématique incontestable d'un Grand Génie de la Création ayant choisi délibérément les paramètres initiaux de la réalité.